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EXPOSITIONSTEMPORAIRES

 

EXPOSITION À L’AFFICHE

 

LA VANNERIE EN TRIEVES : HIER ET AUJOURD'HUI

La vannerie est un art ou un artisanat à la fois universel et familier, immémorial et contemporain, intimement relié au monde rural et constamment présent dans la vie de tous les jours, à la ville comme aux champs. En Trièves comme ailleurs, on a travaillé l’osier, le noisetier, la viorne, et produit toutes sortes de paniers pour l’agriculture et la vie domestique ; on a aussi utilisé la paille de seigle pour couvrir les toits ou pour former des corbeilles à pain ou des bondes à grains, le jonc ou la bache pour rempailler les chaises, la paille blonde de froment tressée pour la vendre aux chapeliers du Trièves ou de Grenoble, pour former des cabas à Gresse, ou des semelles isolantes à Monestier-de-Clermont … Bref, l’histoire de la vannerie en Trièves peut s’écrire en plusieurs chapitres qui touchent à la vie rurale, au travail à domicile, et même au développement industriel. Cependant, la vannerie dans notre région est sans doute moins un artisanat qu’un ou des savoir-faire familiaux transmis de génération en génération et pratiqué à domicile pendant les soirées d’hiver. Si les débouchés industriels (la paille tressée) ont maintenant disparu, les savoir-faire des vanniers ne sont pas perdus. Beaucoup de nos aînés produisent encore des paniers, et certains font les moniteurs dans les associations qui attirent de plus en plus d’apprentis vanniers. L’exposition sur la vannerie en Trièves, hier et aujourd’hui, ouvrira le 17 mai prochain. Elle abordera les techniques de fabrication, les outils, les matériaux de la vannerie ; le travail de la paille et son histoire particulière dans notre région, fabrication de chapeaux et de cabas, production de semelles isolantes à l’origine de l’entreprise Allibert ; enfin elle montrera toutes sortes de paniers, anciens ou récents, fabriqués et utilisés en Trièves, en s’efforçant d’en nommer l’usage, le lieu et l’auteur.

 

LES EXPOSITIONS D'HIER

 

Fer et savoir faire en Trièves, histoires de mines et de forges

Exploitation des mines de fer à Mens et transformation du minerai à Chichilianne, Saint Michel les Portes, Saint Guillaume… il s'agit de faire une plongée dans l'activité sidérurgique pour découvrir la filière entre le gisement de minerai, les ressources en combustible et les sites de production du fer implantés près des ruisseaux.

Les "artifices" que sont les fourneaux et leurs trompes dauphinoises, les martinets à battre le fer sont autant d'éléments indispensables à l'élaboration du fer dont le rôle est explicité au fur et à mesure de la visite.

L'exposition aborde aussi les métiers et les usages du fer. Depuis l'Age du fer (750 av J-C), l'homme a su montrer sa maîtrise du fer et du feu, essentielle à la survie de l'espèce humaine. Le travail du fer s'est avéré être l'artisanat phare dans la vie des villages : pour la fabrication des outils nécessaires à l'agriculture et à la vie quotidienne, forgeron, maréchal-ferrant, serrurier-ferronnier, taillandier, cloutier, ferblantier, charron,  offraient force et savoir-faire à leurs concitoyens.

Pour approfondir votre visite, un Cahier regroupant les différentes recherches menées par le Groupe de travail de l'association est en vente à l'accueil du Musée.

 

 

Pierre Richard Willm
Mensois, artiste, esthète et romantique
Du 25 juin 2005 au 27 mai 2006

Pierre Richard-Willm (1895-1983) est un personnage des plus marquants du théâtre et du cinéma français de la première moitié du XXè siècle.

Il mène une brillante carrière au Théâtre du Peuple de Bussang dans les Vosges puis à l'Odéon à Paris avant de rejoindre le monde naissant du cinéma aux côtés de d'Edwige Feuillère ou de Marie Bell.

Entre 1930 et 1946, il tourne plus de trente films, il participe à des chefs d'œuvre du cinéma tels que "La duchesse de Langeais" (1941) ou "Le grand jeu" (1934) avec des prestigieux metteurs en scène tels que Jacques Feyder, Max Ophuls et Julien Duvivier.

Mais il n'a jamais quitté le théâtre. C'est là qu'il a pu exprimer, en plus du jeu dramatique, de multiples talents : mise en scène, création de décors, de costumes.

Par le biais de photographies, d'affiches originales et de dessins, l'exposition se propose de retracer cette riche carrière artistique. Mais Mens offre également une vision plus intimiste. Issu d'une famille Mensoise, c'est dans ce village qu'il venait régulièrement à la fin de sa vie pour être "loin des étoiles"*

Autour d'objets personnels rassemblés pour l'occasion, le Musée du Trièves propose de découvrir aussi l'homme, le pianiste, le sculpteur.

 

*"Loin des étoiles", autobiographie, Editions Belfond, 1975.

 

 

Une année à Roissard, une mémoire pour les prochaines générations
Photographies de Emmanuel Breteau
du 15 janvier au 15 mai 2005

Le village de Roissard est une petite commune rurale de moyenne montagne située dans le Trièves, à une quarantaine de kilomètres de Grenoble. Il compte aujourd'hui près de 250 habitants, auxquels s'ajoutent, à la belle saison, quelques personnes en résidence secondaire. Apprécié pour ses paysages, ses hameaux typiques et sa qualité de vie, Roissard mérite aussi d'etre connu pour ses habitants.

Ce village, comme le reste du Trièves, est resté jusqu'ici à l'écart des grands aménagements touristiques et routiers. A la veille de l'arrivée de l'autoroute A51, il s'interroge sur son évolution : quel avenir pour l'agriculture de moyenne montagne, quelles possibilités de logement pour ceux qui souhaitent rester au pays, l'autoroute passera t'elle, par ici, ou ailleurs ?

Dans ce contexte, le conseil municipal a confié à Emmanuel Breteau, photographe et habitant du village, la mission de fixer sur sa pellicule la mémoire d'une année de vie à Roissard et de dresser un inventaire photographique de la commune. 

 

Le Trièves d'Edith Berger
Du 26 juin 2004 au 2 janvier 2005

A l'occasion du dixième anniversaire de la disparition d'Edith Berger (1900 - 1994), le Trièves souhaite rendre un hommage à ce peintre qui l'a si bien représenté. Une trentaine d'œuvres sont exposées au Musée pour plusieurs mois.
Adoptée par ce pays, Edith Berger, grenobloise d'origine, n'a cessé de le célébrer soixante années durant.

Installée à Lalley à partir de 1934, elle y entretient un rapport privilégié avec les habitants, la nature et la terre. C'est là qu'elle puise l'essentiel de son inspiration en saisissant sur le motif le changement des saisons, les attitudes quotidiennes des villageois et bien sûr toutes les composantes du paysage.

Extrêmement réaliste et résolument figuratif, son travail est le fruit d'une observation attentive.

 
Le Trièves et les gants

Le Trièves et les gants
A partir du 3 mai 2003

Le Musée du Trièves avec l'Association des Amis du Musée du Trièves met en place pour mai 2003 une exposition portant sur le gant en Trièves.

Cette activité, en relais avec Grenoble, employa de nombreuses personnes au XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Deux étapes dans le processus de la confection étaient réalisées en Trièves : la coupe à domicile et la couture à domicile et en atelier.

Ces "mains laborieuses" participèrent à la renommée du gant de Grenoble. Prenons dès à présent rendez-vous pour le 3 mai au Musée du Trièves.

 

Christophe Gonnet : Le jardin de Sinard (hommage au Mont Ménil)
Décembre 1999 - décembre 2000.

Installation de 55 photographies noir et blanc (format 12 x 12 cm).

Cette œuvre est l’aboutissement d’un travail effectué par Christophe Gonnet, artiste plasticien, dans le cadre d’une résidence d’artiste dans le Trièves de septembre à novembre 1999.

Il est arrivé sur le site de Sinard, qui lui a été indiqué par des habitants et des scientifiques, comme l’un des lieux où les glissements de terrains sont les plus spectaculaires.

Fortement impressionné par les reliefs, traces, plissements ou fractures, visibles à la surface du sol, il a entrepris la réalisation de photographies dans la continuité d’un travail qui accompagne sa recherche sculpturale depuis trois ans.

Ce travail est aussi un hommage à " ce majestueux cônes d’ombres qu’est le Mont Menil : à ma première entrée dans le Trièves (par la RN 75), je l’ai vu s’élever dans le fond de la vallée, une autre montagne de nuage délicatement posée sur sa pointe. "

 

Edith Berger, peintre du Trièves
9 juin - 15 octobre 2001

Durant tout l’été 2001, le Musée du Trièves a rendu hommage au peintre Edith Berger, en présentant une trentaine d’œuvres qui pour la plupart d’entre elles n'avaient jamais fait l’objet d’une exposition publique.

C’est en 1920, alors qu’elle rentre en train d’un voyage à Saint-Tropez, que Edith Berger, grenobloise d’origine, découvre le Trièves. Séduite par la beauté des paysages, elle y séjourne une première fois en 1930 et s’installe définitivement à Lalley en 1934. Elle consacre alors l’essentiel de son art à peindre et dessiner le Trièves. Jean Giono, avec qui elle s’était liée d’une solide amitié, disait qu’elle était " le peintre du pain quotidien ". Et il est vrai que les paysages à chaque saison, les travaux des champs, les attitudes ordinaires et les actions saisies sur le vif ont été ses motifs privilégiés.

La réalisation de cette exposition est le fruit d’une double actualité. Tout d’abord l’ouverture de l’Espace Giono à Lalley, qui présente le lien étroit qui a unit l’écrivain et le territoire. Il a donc été tout naturel de présenter également le travail de celle qui fut l’amie de Giono et à l’origine de ses séjours dans le Trièves.

Cette exposition a été aussi l’occasion de présenter les cinq œuvres (trois d’Edith Berger, un de l’Abbé Calès, un d’Edouard D’Apvril) qui ont été légués au Musée en 2001 par une habitante de Saint Maurice en Trièves.

 

Au fil du chanvre…en Trièves
1er décembre 2001 - 15 octobre 2002

Le chanvre a joué du 14e au 19 e siècle, un rôle fort important, dans le Trièves comme ailleurs dans le monde, mais le Trièves eut la particularité de développer une activité artisanale qui fit de Mens, sa capitale, une véritable place commerciale à la fin du 18 e siècle. Là s’échangeaient les fils et les toiles, là se fixaient les prix du marché.

Le visiteur découvrira la plante et comment les paysans la produisaient, la transformaient pour obtenir la filasse. Comment le tisserand utilisait le fil préparé au rouet par les femmes, puis créait les toiles d’une solidité à toute épreuve.

Dans les familles rurales, il reste encore des draps de chanvre dans les armoires.

L’économie du chanvre trièvois est l’autre facette de la première partie de cette exposition qui a pour objet de rappeler à la mémoire la somme de travail que nos ancêtres consacraient à cette production, de monter l’outillage à la fois rudimentaire et astucieux qu’ils utilisaient, d’évoquer le rôle quasiment stratégique que le chanvre a joué dans la maîtrise des mers, le chanvre étant la matière première des cordages et des voiles des navires.

La seconde partie de l’exposition souhaite apporter aux visiteurs des informations objectives sur le devenir probable du chanvre dont on perçoit en Europe et en France en particulier un renouveau prometteur.

En effet à l’aube du 21ième siècle, le chanvre, plante parfaitement écologique, aux usages multiples encore méconnue de la plupart d’entre nous est un vrai matériau d’avenir.

Cette exposition a été réalisée par l’association des Amis du Musée du Trièves avec l’aide technique du Musée Dauphinois.

Elle sera visible à la Maison du Patrimoine à Pellafol à partir de mars 2003.

 

La famille Payan pendant la grande guerre
16 novembre 2002 - 16 mars 2003

Cette exposition réalisée par Pierrick Orlarey, étudiant en licence d’Histoire à Grenoble, arrière-arrière petit fils d’Albert Payan, retrace la vie de cette famille trièvoise pendant la grande guerre.

Dès 1914, soldat mobilisé, Albert Payan de " l’Echarenne " à St Sébastien, laisse la responsabilité de la ferme et de l’éducation de leurs trois filles à sa femme Marie.

Cette exposition est composée principalement de correspondances entre Albert et ses frères Jules et Antonin ainsi que sa femme Marie, choisies parmi des dizaines de lettres les plus émouvantes et les plus représentatives de la vie quotidienne au front et à l’arrière. Des passages de vies poignants d’une famille qui, malgré l’horreur et la souffrance de cette guerre, s’efforce de survivre.

Cette exposition est également composée de cartes postales et de photographies qui sont replacées dans le contexte de l’époque grâce à de nombreuses illustrations et quelques extraits du livre " Paroles de Poilus ".

Des objets d’époque prêtés par des particuliers viennent compléter cette exposition, ainsi qu’un tableau d’honneur, citation des Mensois morts pour la France en 14-18, prêté par la Commune de Mens.